L'association
ADNF





Séances de neurofeedback



Diffusion du neurofeedback





 

 


" V o u s   n' i m a g i n e z   p a s   t o u t   c e   q u e   l e   n e u r o f e e d b a c k   p e u t   f a i r e   p o u r   v o u s ! "

 
 

Consignes de l'utilisateur

 Le neurofeedback (ou biofeedback EEG)

Feedback signifie en anglais "retour d'information".

 

La séance de neurofeedback dynamique est entièrement automatisée et pilotée par ordinateur. Deux capteurs sont disposés sur la tête de l'utilisateur en position C3 et C4 et trois pinces sont accrochées sur les oreilles. Les signaux électriques émis par le cerveau alimentent un ordinateur et le logiciel NeurOptimal via un électroencéphalographe.

Chaque fois que ces signaux indiquent la naissance d'une turbulence par une variation brutale d'amplitude, le logiciel coupe le son de la musique ou interrompt brièvement le déroulement du film. Cette micro-coupure constitue le feedback qui permet au cerveau de revenir au présent et d'apprendre ainsi inconsciemment à stabiliser et équilibrer les signaux qui le parcourent. Aucun courant n'est envoyé au cerveau via les capteurs disposés sur la tête de l'utilisateur. Aucun message subliminal n'est envoyé à l'utilisateur qui apporte ses propres CD audio ou DVD. La personnalité ou le contenu du cerveau ne sont pas altérés : c'est le fonctionnement du cerveau qui est optimisé. (Voir ici le principe de fonctionnement du neurofeedback pratiqué à l'ADNF.)

La musique ou le film s'interrompent environ 1% du temps. On s'y habitue vite et c'est grâce à ces interruptions que le cerveau apprend. Elles sont donc indispensables. Le logiciel augmente la difficulté de l'entraînement au fur à mesure que l'utilisateur fait des progrès de façon à ce que la musique ou le film s'interrompent toujours régulièrement. L'utilisateur ne peut donc juger de ses progrès par le nombre d'interruptions qu'il perçoit. Ce qui est important, c'est ce qu'il ressent pendant et après les séances. S'il juge que la musique ou le film s'interrompent trop souvent à son goût, il doit en informer le praticien.

La séance se compose de 4 exercices qui s'enchaînent automatiquement et qui jouent chacun un rôle spécifique dans l'apprentissage. Il peut être intéressant de signaler les effets particuliers ressentis au cours de la séance pour savoir si ces effets sont liés à un des exercices en particulier.

Cette technique de neurofeedback est indépendante des éventuels problèmes que l'on souhaite résoudre et il est inutile d'effectuer un électroencéphalogramme quantitatif coûteux (QEEG) avant de démarrer les séances. Il ne s'agit pas ici de normaliser le cerveau par rapport à une base de données de référence, mais de le re-normaliser, par rapport à son propre fonctionnement optimum.

Pour permettre une bonne conduction des signaux cérébraux vers les capteurs, une pâte conductrice est appliquée sur le cuir chevelu et les oreilles. Les cheveux doivent être propres, secs et non gras : aucun gel, lotion, huile ou laque ne doit être utilisé. La pâte conductrice se nettoie à l'eau chaude.

 Evaluation des progrès

Aucun diagnostic n'est posé, ni avant ni après les séances, et l'utilisateur ne fait pas forcément du neurofeedback pour régler un problème particulier. Le neurofeedback n'est pas un traitement médical mais plutôt une saine gymnastique du cerveau. Lorsque les séances de neurofeedback ont des retombées positives sur la santé de l'utilisateur, ce travail sur soi ne saurait dispenser celui-ci de consulter son médecin traitant ou d'appliquer le traitement prescrit par celui-ci.

Les progrès enregistrés peuvent être rapides ou lents et ils sont en général cumulatifs. Si le système immunitaire est impliqué, les progrès peuvent être chaotiques avant de se stabiliser. Dans ce cas, l'utilisateur doit prévoir des périodes de repos entre les séances.

L'utilisateur doit signaler tout changement même minime qui peut permettre de confirmer que l'apprentissage se fait bien. Les premiers changements observables portent généralement sur le sommeil. Ces signes d'évolution sont plus significatifs que l'analyse statistique des signaux du cerveau qui n'est faite qu'à titre indicatif.

Parfois, les progrès sont imperceptibles par l'utilisateur lui-même, sauf s'il se connaît bien et est habituellement attentif à son fonctionnement personnel. Pour citer un exemple extrême, une patiente américaine avait une peur phobique de traverser les ponts. Elle se recroquevillait sur son siège et se masquait le visage lorsque son mari qui la conduisait chez le praticien de neurofeedback devait traverser le fleuve de la ville. Au bout de quelques séances cependant, le praticien apprit par hasard que sa patiente venait désormais sans son mari. Elle avait simplement omis de lui signaler qu'elle n'avait plus peur de traverser le pont au volant de sa voiture.

Autre exemple, il faut parfois un certain temps pour réaliser que l'on est devenu beaucoup moins sensible à la douleur : celle-ci s'est tout simplement fait oublier ! Et lorsqu'un fonctionnement harmonieux du cerveau renforce les défenses du système immunitaire, la grippe que l'on évitera peut-être l'hiver prochain constitue un progrès "invisible" bien que réel.

En général, on s'habitue très vite à une amélioration de son fonctionnement, on ne la remarque plus et elle devient rapidement normale. Il est facile d'oublier combien on était gêné auparavant. Parfois, c'est l'entourage qui se souvient mieux du problème qui a été résolu et qui apprécie l'ampleur du changement. Bien sûr, certains auront aussi tendance à minimiser le problème après sa disparition : "Je n'étais pas si colérique que ça !".

Pour enregistrer certains progrès, il faut être prêt à changer et accepter ce changement. Par exemple, sortir d'une longue dépression peut signifier la fin d'un arrêt de travail qui obligera l'utilisateur à retrouver son "horrible" patron. Néanmoins, il s'avérera peut-être que ce patron sera devenu tout à fait supportable car l'utilisateur sera mieux armé intérieurement pour le côtoyer…

Lorsque c'est possible, les objectifs doivent être définis en chiffrant la situation actuelle. Par exemple, on peut évaluer le nombre de crises d'épilepsie quotidiennes, leur durée et leur intensité. Ou pour un insomniaque, la durée d'endormissement, le nombre de réveils nocturnes, la durée de ré-endormissement, etc. Les objectifs étant fixés, il faut ensuite ne pas se focaliser exclusivement dessus et rester attentif à tout signe de changement ou toute sensation ou réaction inhabituelle.

L'utilisateur n'a pas besoin de "croire" à l'efficacité du neurofeedback pour en bénéficier mais une intention claire et confiante sur les progrès qu'il souhaite réaliser conjuguée à cette même intention chez le praticien crée un climat favorable à de bons résultats. Il est important d'exprimer et de visualiser ou ressentir les progrès que l'on souhaite obtenir en termes strictement positifs. Par exemple plutôt que dire "j'aimerais ne plus avoir mal aux muscles", il faut dire "j'aimerais que mes muscles soient détendus". Ou "J'aimerais me sentir en confiance avec les gens" plutôt que "J'aimerais ne plus avoir peur des gens".

Les praticiens utilisant l'équipement de l'ADNF aux Etats-Unis et en Europe rapportent un taux de satisfaction de 80%. Cela signifie que 20% des utilisateurs ne ressentiront pas de bénéfices particuliers après les séances de neurofeedback. En effet le neurofeedback agit sur le cerveau par "petites touches" successives chaque fois que la musique ou le film s'interrompent, le plus souvent inconsciemment, environ 200 fois lors d'une séance de 30 minutes. Ces micro influences ne peuvent avoir d'effet sur le cerveau que si celui-ci n'est pas soumis à de fortes contraintes externes. Ces contraintes peuvent venir d'une cause organique (thyroïde, apnée du sommeil, asthme...), de certains médicaments (benzodiazépines, antiépileptiques...) ou drogues, d'un régime alimentaire déficient ou de problèmes que connaît l'utilisateur dans sa vie privée : il est donc préférable d'éviter les périodes de crise et de faire du neurofeedback lorsque ces contraintes externes sont moins prononcées. D'autre part, l'influence des séances peut être annulée par un comportement quotidien allant à l'encontre de l'effet recherché, tel que par exemple regarder la télévision pendant des heures ou se gaver de sucre pour un enfant atteint du trouble du déficit de l'attention, fumer du cannabis ou s'alcooliser avant la séance, etc. Il faut donc essayer de repérer ce type de comportement qui entretient le problème.

Idéalement, chaque séance de neurofeedback doit être suivie d'une bonne nuit de sommeil afin de consolider l'apprentissage, et quelques jours entre chaque séance laissent le temps au cerveau de bien réorganiser son fonctionnement. De ce fait, pour les personnes insomniaques ou lorsque l'entraînement est condensé sur une courte période, il faut généralement plus de séances que les 10 à 30 séances habituellement nécessaires. Il faut aussi parfois plus de séances lorsque l'utilisateur est plus âgé ou lorsque les problèmes que l'on souhaite régler sont chroniques et présents depuis de nombreuses années. En cas de handicap mental, l'apprentissage peut parfois se faire plus lentement et nécessiter une centaine d'heures de séance. Il est alors préférable pour la famille d'acquérir ou de louer l'équipement de neurofeedback.

L'entraînement intensif est déconseillé aux personnes fragiles, hypersensibles ou épileptiques et en cas de fatigue chronique ou de dysfonctionnement du système immunitaire. Le rythme d'une ou deux séances par semaine convient mieux pour ces personnes.

Il est conseillé de poursuivre les séances au-delà du point de satisfaction afin d'assurer la pérennité du résultat. Les progrès sont ensuite définitivement acquis, de même que l'on n'oublie pas comment faire de la bicyclette même sans en faire pendant 20 ans. Quelques séances complémentaires peuvent toutefois s'avérer utiles ultérieurement pour palier une cause de stress exceptionnelle.

 Les séances

Les séances sont plus confortables à faire lorsque l'on va bien plutôt que lorsque l'on va mal, mais elles sont profitables dans les deux cas. Par exemple pour les personnes souffrant de migraines, il sera plus facile de se relaxer en l'absence de migraine mais la relaxation que procure la séance peut aussi aider à soulager une migraine en cours. Pour les personnes allergiques, il est préférable de faire les séances en dehors des périodes d'allergies. Mieux vaut aussi ne pas être enrhumé pour ne pas avoir à se moucher toutes les deux minutes !

Les exercices de neurofeedback consomment du glucose et peuvent donner faim. Mieux vaut donc ne pas avoir le ventre vide avant la séance. Les diabétiques et hypoglycémiques doivent anticiper une possible baisse de leur glycémie.

L'utilisateur doit se relaxer et "lâcher prise". Il se met en situation de "vacances", sans source de stress ou d'inquiétude. Il n'a aucun effort à faire en écoutant la musique ou en regardant le film car l'apprentissage se fait inconsciemment. Il note le moindre problème ou inconfort (froid, soif, etc) et demande qu'on y remédie. Assis dans un fauteuil confortable ou allongé, il peut bouger ou parler chaque fois qu'il le souhaite même si cela interrompt parfois la musique ou le film du fait des signaux électriques musculaires que cela génère. Il est à ce propos préférable d'éviter les vêtements synthétiques qui produisent des signaux parasites lors d'un mouvement. L'utilisateur peut avoir envie de fermer les yeux ou de s'endormir ce qui ne pose pas de problème pour l'apprentissage. Il peut aussi effectuer une tâche simple telle que dessiner ou lire un magazine en écoutant la musique. Les enfants qui ont du mal à contrôler leurs mouvements de la tête peuvent s'endormir dans les bras d'un des parents.

L'utilisateur peut remarquer dans de très rares cas d'éventuels effets secondaires pendant ou après la séance (mal de tête, tension musculaire...). Parfois aussi le problème qu'il cherche à régler peut survenir puisque le neurofeedback travaille précisément sur ce problème. Il faut alors envisager d'espacer un peu plus les séances pour limiter cet inconfort. Certains effets secondaires peuvent aussi être dus au surdosage d'un médicament alors que le neurofeedback en réduit le besoin ou en augmente le potentiel. L'utilisateur doit alors prendre contact avec son médecin traitant pour faire ajuster la posologie. La sensibilité à la caféine, à l'alcool ou aux drogues peut aussi augmenter et nécessiter une réduction de la consommation. (Concernant l'alcool et les drogues, on note aussi fréquemment une perte d'attirance pour ces produits). Enfin, certains effets indésirables peuvent sembler découler de la séance de neurofeedback alors qu'ils proviennent en réalité d'une source totalement indépendante qu'il faut essayer d'identifier.

Le neurofeedback améliore généralement la conscience corporelle et la conscience de soi ce qui peut être désagréable dans un premier temps pour certaines personnes, notamment en cas de douleurs chroniques. C'est pour ces personnes une transition nécessaire avant l'amélioration de leurs symptômes. Le neurofeedback entraîne les gens qui sont habitués à ignorer leur corps à le réintégrer. Certains pourront trouver très dérangeant d’avoir une plus grande conscience corporelle. La question sera donc parfois : est-ce que certains symptômes se dégradent vraiment ou bien l'utilisateur en devient-il simplement plus conscient ? Ceci n’est pas un effet secondaire mais une transition nécessaire. Certaines personnes se sentiront très fatigués car elles sont effectivement très fatiguées alors qu’elles essayaient de ne pas y prêter attention. Certaines personnes deviendront conscientes de leur mode de fonctionnement et cela ne leur plaira peut-être pas. Au fur et à mesure que leur perception d’elles-mêmes évoluera, elles commenceront à se sentir plus à l’aise et à engendrer divers changements pour réellement transformer leur façon de vivre. Il arrive qu’une personne réagisse aux exercices et définisse des limites appropriées pour elle-même ou son entourage et que cela pose problème. Une fois encore, ceci n’est pas un effet secondaire mais une étape nécessaire pour cette personne.

Pour les victimes d'un traumatisme psychologique, il n'est pas nécessaire de se remémorer ce traumatisme pour s'en libérer, contrairement à ce qui se fait au cours de thérapies plus classiques. Le neurofeedback n'efface pas le souvenir traumatique mais il peut permettre d'en dissiper la charge émotionnelle.

Lorsque les exercices intensifs de neurofeedback procurent beaucoup d'énergie chez certaines personnes ("effet cocaïne"), les séances doivent être faites plutôt le matin ou en début d'après-midi et l'utilisateur doit faire un usage raisonnable de ce surcroît d'énergie et éviter l'excès d'activité. A contrario, les personnes pour lesquelles les exercices intensifs de neurofeedback consomment beaucoup d'énergie doivent prévoir de se reposer entre les séances.

Il est utile de noter tout problème ou difficulté présent avant la séance, un problème physique ou un problème psychologique en cours pouvant empêcher la relaxation et rendre l'apprentissage plus difficile.

 Optimiser les séances

La présence de carences nutritionnelles ou d'une intoxication de l'organisme est un frein reconnu à l'efficacité du neurofeedback. En cas de doute, il faut envisager de consulter un médecin nutritionniste.

Si vous n'êtes pas certain que votre alimentation soit équilibrée ou si vous êtes peu informé sur ce sujet, vous pouvez anticiper un problème probable de carence par la prise de compléments en vitamines et minéraux.

NuVitamin, recommandé par le journal indépendant Alternatif Bien-Etre  

 

Que votre alimentation soit équilibrée ou non, il est en tout état de cause fort probable que vous soyez carencé en Oméga-3 si vous ne consommez pas certains poissons gras ou de l'huile de colza bio très régulièrement. Or le cerveau est constitué d'acides gras pour les deux tiers !

L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) signalait en 2003 les carences en oméga-3 de la population française. Selon l'AFSSA nous consommons deux fois trop d'oméga-6 par rapport aux oméga-3. En outre l'alimentation quotidienne des Français ne couvre aujourd'hui que la moitié des apports recommandés par l'Organisation Mondiale de la Santé pour obtenir plusieurs des bienfaits attribués aux oméga-3 EPA et DHA.
 

Un apport complémentaire en Oméga-3 est souvent nécessaire pour combler une carence. Pour bien choisir votre complément en Oméga-3, préférez une forte concentration des capsules en Oméga-3 (entre 60 et 90 %), et un fort rapport EPA/DHA (entre 7 et 20).

Pour comparer le prix des produits, le mieux est de calculer le coût pour 1 gramme d'EPA. Par exemple : 26,80€ pour 60 capsules de 1g d'huile dont environ 58% d'EPA équivaut à 26,80 / (60 x 1 x 0,58) = 0,77€ le gramme d'EPA.

Il est généralement recommandé de faire une cure d'au moins 1 gramme d'EPA par jour durant 3 mois pour retrouver son équilibre émotionnel.

Demandez conseil à votre médecin en cas d'allergie aux poissons et crustacés, de troubles du pancréas ou de prise d'anti-coagulants, et avant une opération chirurgicale.

 
Si vous pensez être carencé en oméga-3, il est préférable de démarrer l'apport complémentaire quelque temps avant votre première séance de neurofeedback.

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